la tempête Avignon 2017

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Le public et la presse enchantés par La Tempête de Shakespeare au festival d’Avignon le OFF.

“La Tempête” de Shakespeare présentée au festival d’Avignon le OFF, par la compagnie “Les Têtes de Bois en Avignon, enthousiasme le public chaque soir.
Que ce soit dans le livre d’or rempli à la sortie du spectacle ou dans la presse les commentaires ne tarissent pas d’éloges pour cette merveilleuse adaptation de “La Tempête” de Shakespeare. La mise en scène qu’en offre la compagnie, dans la mouvance du théâtre de tréteaux, a su apporter un souffle de fraîcheur à ce texte, le dernier de Shakespeare et sorte de testament théâtral où il reprend tous les thèmes qui lui sont chers. La Compagnie ne se contente pas de dépoussiérer le texte, elle apporte une dimension poétique supplémentaire à cette œuvre par une mise en scène inventive, qui joue avec des projections “à l’ancienne” de type pré-cinéma, réalisée à vue, à l’aide de loupes et d’images inversées, des décors simples qui se transforment astucieusement au rythme de l’intrigue, des costumes faits de soie sortis de l’imaginaire. Pour couronner le tout, un musicien accompagne le spectacle sur scène interprétant sa composition pour “la Tempête” tantôt percussion, tantôt chuchotements, tantôt andalouse ou orientale…place au rêve !
L’interprétation du texte rythmée, physique et pleine de rebondissements, glisse sur les accents franco/italo/latino-americains des comédiens qui composent la compagnie et transmettent la richesse de leur diversités culturelles.
Le public: “je n’ai jamais assisté à une représentation de “la tempête” aussi inventive et rythmée: Que de poésie! Chapeau !” Bernard/ “j’ai beaucoup aimé, c’est incroyable ce que vous arrivez à faire avec trois bouts de tissus” Léa/ “L’intention de shakespeare est respectée et en plus on ne s’ennuie pas”… Martine
La presse « La tempête, c’est le dernière pièce de Shakespeare, l’une des plus complexes du dramaturge anglais, pas facile à monter. L’adaptation qu »en fait Mehdi benabdelouhab, avec sa troupe montpellieraine, passant par une inventivité poétique, recrée bien l’irréalité mystérieuse du texte. »Patricia Bussy IDEM MAG juillet 2017
« …il y a aussi comme un souffle japonais du théâtre Nô japonais dans les costumes et les postures…tout cela offrant une esthétique et une poésie magnifiques qui viennent rehausser les émotions durant tout le spectacle. (…)chaque personnage est superbe dans sa singularité. (…)Même une fois sortis de la salle, la tête remplie de couleurs et de musique, flottant dans l’univers du mystère et de la réflexion, la magie continue d’opérer pour les spectateurs.» Agnès Paradas LA PROVENCE
(…)La compagnie des Têtes de Bois – dont on avait déjà adhéré à Volpone il y a quelques années – a imaginé pour cette pièce shakespearienne une version enthousiasmante, empreinte de féérie, d’émotions et d’humour. Un mot élogieux, d’abord, sur la scénographie : usant d’immenses draps-voiles, d’un plateau démontable et remodelable qui permet de réinventer l’espace et de jeux de lumière propices à la rêverie, elle permet de créer différents paysages où le spectateur peut se plaire à imaginer, là une caverne sombre, là une zone hostile emplie de rochers saillants, là la clairière d’une forêt plus accueillante. Les notes habiles de Pierre Bernon, présent sur scène, créent la mélodie de cette île mystérieuse, donnent corps aux esprits, accompagnent la narration de manière véloce, dans des univers musicaux variés et au moyen de plusieurs instruments à cordes ( guitare classique, guitare portugaise, banjo algérien, contrebasse). Dans cette mise en scène de Mehdi Benabdelouhab, les costumes et les masques sont aussi à applaudir. Drapés d’étoffes soyeuses et moirées, si les amoureux et le roi Prospero offrent leur visage nu pour mieux livrer leurs émotions, les autres sont dotés de masques superbes. Valeria Emanuele séduit immédiatement dans son incarnation de l’esprit d’Ariel qui devient tour à tour un masque lumineux et tournoyant qui flotte en suspension dans les voiles de l’arrière-scène, se métamorphose ensuite en une marionnette espiègle aux yeux brillants et s’incarne en elle-même dans l’épilogue pour la célèbre tirade « Nous sommes de l’étoffe dont sont faits les songes. » Sa voix, baignée d’accent italien et de résonances rauques, donne à l’esprit une voix enchanteresse et il faut immédiatement évoquer la beauté des voix de ce spectacle : divers accents s’y font entendre et chaque timbre nous emmène en voyage. On saluera aussi l’interprétation des comédiens qui s’approprient avec justesse le jeu codifié qu’impose le masque, Gregory Nardela incarne un Prospero charismatique, Nicolas Dermigny (Ferdinand) et Izumi Grisinger (Miranda) forment un duo amoureux, pudique et touchant. Une parenthèse théâtrale délicieuse qui puise son souffle dans l’étoffe des rêves, n’hésite pas à effectuer des embardées amusantes – bravo à l’intermède musical « Love is free » d’une pétillance plaisante -, et séduit par son inventivité pour faire naître la magie ! Embarquez, vous ne serez pas déçu(e)(s)! Julie Cadilhac /Journal La Grande Parade 13 Juillet 2017
prochaine dates: le 4 et le 5 octobre à BERTRIX en Belgique
Photographies Jean-marie Collavizza

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, , , 12 septembre 2017

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